Process Com pour les Managers | MANAGIS - Ecole du Management des Hommes | Blog de Christian Becquereau

Et si vous décidiez d’être riche !

3 octobre 2011 • Christian Becquereau • Aucun commentaire

Drôle d’idée n’est-ce pas ??? Qui n’a pas eu le désir d’être riche ?

Probablement, vous y avez pensé souvent mais le désiriez-vous vraiment ?

Vous aimeriez bien, c’est sûr mais que faîtes vous pour cela ?

Plus précisément qu’avez-vous fait hier pour devenir riche ? Heu !!!

Dans moins de trois ans, sonneront mes 70 ans et je viens de décider de devenir riche.

Etonnant, non ? C’est d’autant plus étonnant que c’est une perspective que j’ai abandonnée en 1997. Cette année-là le dépôt de bilan de ma société a eu raison des économies de ma vie. Je me suis dit : la perspective d’être riche, c’est fini. L’année suivante, j’ai créé MANAGIS et je suis reparti à travailler comme un fou…

En 2011, à travailler comme un pauvre est arrivé ce qui devait arriver : j’ai fait un infarctus.

Les médecins m’ont dit « pas étonnant, vous ne vous reposez jamais… ». En soin intensif, j’ai lu le livre que venait de m’envoyer mon fils : « la sagesse du moine qui vendit sa Ferrari ».

J’ai fait le travail proposé par l’auteur – j’ai répondu à la question : qu’est-ce qui est important pour moi dans la vie ? Et j’ai mis ma réponse en priorité dans mon agenda.

Compte tenu des circonstances, vous ne serez pas surpris d’apprendre que ma priorité n°1, c’était la santé. Depuis je fais mes 3km de marche à plus de 5 km/h  journaliers. Mais c’était insuffisant car je continuais à travailler comme un malade.

Depuis 1997 que j’exerce le métier de coach, en 8000 heures de coaching, jamais aucun client ne m’a formulé la demande de devenir riche (?) C’est révélateur ! Ce sujet n’est probablement pas plus à l’ordre du jour de vos projets que ceux de mes clients… Hé !

Si la perspective de devenir riche est une perspective sympathique pour vous, je vous invite à lire la suite.

J’ai donc décidé de devenir riche… à défaut d’y parvenir, ça pourra être utile au cas où un client m’en faisait la demande lors d’un coaching !!! Le premier acte que j’ai posé, c’est celui d’acheter le livre de Harv Eker « les secrets de l’esprit millionnaire ». Bien m’en a pris.

Je vous le recommande.

La clé pour devenir millionnaire est affichée dans le titre, c’est une question d’état d’esprit.

Ceci peut expliquer qu’aucun client ne m’ait jamais demandé de le coacher pour devenir millionnaire…

En fait, ils (vous) n’ont pas l’état d’esprit pour devenir riche ; être riche leur fait quelque fois envie mais pas au point de décider de le devenir.

D’ailleurs, la décision ne m’a pas été facile. Je peux vous le dire pour être passé par là.  Comme dit Harv Eker : «plein de gens veulent avoir une vie aisée (et ils l’obtiennent) mais très peu ont le désir de devenir riche.»

Mes parents étaient raisonnablement aisés mais n’étaient pas riches. Je ne savais donc pas ce que c’était d’être riche. Et peut-être que vous non plus (?) A travers nos lectures, les films, peut-être quelques amis, nous avons quelques idées de ce qu’est la vie d’un riche. Mais finalement, si je trouve magnifique d’avoir un beau bateau sur lequel on peut vivre, recevoir des amis, etc.  Ca ne me fait pas tout à fait rêver. C’est vrai qu’avoir une Ferrari, ça doit être quelque chose mais ai-je si envie que cela d’en être propriétaire ? Alors je me suis dit : « pour moi, avec quoi ou en vivant comment, je me sentirais riche ? ». C’est en imaginant cet exercice et en le réalisant que j’ai trouvé ma motivation. Le résultat est  ambitieux mais ce n’est pas la richesse des autres. C’est la mienne.

Contrairement à ce que vous pourriez penser, l’exercice n’est pas facile. J’ai mis des jours et des jours. Au début, c’était ridicule, laborieux. Et petit à petit, ça s’est décoincé. Personnellement, j’ai mis plusieurs semaines à être satisfait de mes réponses.

Vous devez vous dire que là, je pousse un peu… Pas du tout – je vous prends au mot. Je vous invite à faire l’exercice suivant. Répondez à la question suivante :

Quel type de vie ferait que je me sente riche ? – concrètement, au quotidien ? Imaginez cela sur une longue durée.

Attention, la question n’est pas : « c’est quoi être riche ? » – cet exercice-là est facile mais théorique. Il ne vous aiderait pas à prendre la décision de devenir riche. Alors, je vous repose ma question différemment : « quelles sensations vécues me donneraient l’indication que je suis riche ?  Finalement, après avoir fait cet exercice, j’ai une bonne idée de ce qui pour moi serait de me sentir riche. Et je sais donc ce qu’il me reste à faire… Mon plan d’actions s’est bâti tout seul.

A titre anecdotique, je vous livre l’humour de Harv Eker : pour lui être riche, c’est de commander au restaurant le plat selon arrivage – vous savez celui où le prix n’est jamais indiqué. Un autre exemple m’avait marqué lors de la lecture d’un livre d’Anthony Robbins. Il raconte qu’un jour, au chômage, sans compagne, il se retrouve la tête dans sa baignoire en train de faire sa vaisselle. Ecrasé par cette pitoyable vie, il décide de devenir riche ! Il est aujourd’hui multimillionnaire. Une des premières décisions qu’il a prise, c’est de ne plus se déplacer que conduit par un chauffeur – ceci lui permettant de mettre à profit ce temps pour faire son business ou autre.

Prenez le temps de faire cet exercice que j’ai imaginé. C’est révélateur sur soi. Vous découvrirez aussi que certains éléments sont applicables tout de suite. Hé ! Vous pouvez commencer à être riche tout de suite !!!

Pour finir, je vais vous révéler les deux dernières lignes de ma liste personnelle : Je sentirai riche quand :

  • Une partie de mes revenus proviendront d’investissements que j’aurai réalisés. En utilisant la phraséologie de Harv Eker : «Ce sera l’argent qui travaillera dur pour moi et non plus moi qui travaillerai dur pour de l’argent.»
  • Et la dernière ligne (?) c’est quand je pourrai m’absenter plusieurs mois sans que cela modifie le développement de MANAGIS.

Je vous livre mes secrets, non ?

Me suis-je fixé des échéances ? Non. Je me suis fixé une obligation de moyens. C’est simple, je consacre minimum deux heures par jour à mon projet de devenir riche. Je travaille dur pour cela.

C’est ambitieux – cela a du sens. Ah oui ! Le fameux « sens ».

Et bien, H. Eker m’a convaincu. Voici sa démonstration résumée en quelques phrases… : Il dit

«Vous avez du talent. Si vous l’utilisez pour 10 personnes, vous gagnerez peu – mais si vous vous organisez pour l’utiliser au bénéfice de 1000 personnes, vos revenus contribueront à devenir riche. Après tout, les dons que nous avons reçus, n’ont pas reçu l’estampille de rester confidentiels. Faire profiter le plus grand nombre, participe à de la générosité.»

Alors êtes-vous tentés à devenir riche ?

Je vous préviens, ce n’est pas à la mode !!!

Christian Becquereau

Auteur du livre « Process Com pour les managers ».

Par procuration

2 mai 2011 • Christian Becquereau • Aucun commentaire

Même si mon intérêt pour la monarchie s’est arrêté avec Louis XVI, le mariage de Kate et de William m’amène à poser une question :

Et si la France se faisait du bien en rétablissant la monarchie (?)

En quoi cette question peut-elle nous apprendre quelque chose dans notre rôle de manager et de dirigeant ?

Deux chiffres :

* – La monarchie britannique est appréciée par plus de 80 % de ses habitants.
* – Dans les pays les mieux démocratisés, les votants sont divisés en deux clans dans des proportions proches de 50 %.

Philippe d’Iribarne dans sa « logique de l’honneur », nous explique que pour comprendre le management à la française, il suffit de considérer la France comme étant encore sous une monarchie.

La France développe toujours un corporatisme exacerbé, les charges sont toujours en vigueur, etc. D’ailleurs, à chaque fois que son Président de la République est élu, il est qualifié de Monarque, injure suprême dans une France qui s’épuise dans son rôle de révolutionnaire. Décidément, la France n’a pas fait le deuil d’avoir guillotiné sa monarchie.

A travers l’engouement pour ce mariage princier, la Grande Bretagne nous offre des indications intéressantes :

* – En pleine crise économique, les sujets de sa Majesté retrouvent leur fierté mondiale.
* – Alors que la vie est difficile pour tout un chacun, son peuple vit une part de rêve. Comme dit E. Berne : « Quel événement en France pourrait monopoliser un tel niveau d’émotions, de joie ? »
* – Tout un peuple se renforce en renouant des liens avec ses racines, son Histoire.
* – Le mariage d’une roturière à un prince de sang est le signe que tout est possible !!! C’est le symbole de l’espoir.
* – S’autoriser au beau et au luxe sans qu’ils soient sanctionnés par la raison ou l’étalon du retour sur investissement.
* – C’est humaniser un Etat par la vie d’une famille (royale) de chair et de sang.

C’est comme si tous les points ci-dessus, ouvraient la possibilité au peuple britannique de vivre par procuration ce que vit la famille royale.

J’ai un jour déjeuné avec J.-C. Asfour, auteur de « crime par procuration ». Spécialiste des films de crimes, il développe dans son livre le fait que ce genre de films permet à de nombreux spectateurs, ayant eu des intentions criminelles, de passer à l’acte par procuration, grâce aux films.

Certaines personnes sont fascinées par une actrice, par tel chanteur ou tel homme politique. En s’intéressant à la vie de leur idole, ils s’offrent, par procuration, une vie extraordinaire, absente de leur quotidien. Vivre par procuration est honorable dans la mesure où cela apporte du bien-être à la personne et donc à l’humanité.

Nous pouvons nous demander si les religions ont, pour une part, le rôle d’offrir à leurs fidèles la possibilité de vivre par procuration (?). Nous pouvons imaginer que le développement de la «press people» répond à ce besoin de vivre par procuration. Si besoin il y a, nous, managers et dirigeants, comment nous répondons à ce besoin de certains de nos collaborateurs ?

Dans notre rôle de manager ou de Dirigeant, nous incarnons l’autorité, le pouvoir. Selon notre rapport à l’autorité et au pouvoir, nos collaborateurs peuvent faire de nous leur héros et avoir l’occasion de vivre par procuration ce que nous vivons.

Qu’est-ce que cela change pour nous ? Chacun aura sa réponse.

Que pouvons-nous faire pour cela ? D’abord être nous-mêmes et ensuite apprendre à exercer la juste autorité, apprendre à exercer le juste pouvoir… tout un programme de vie !

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