« Etre dieu »

« Être dieu », drôle de rubrique !

Je propose l’affirmation suivante :
« Être dieu, c’est décider… même quand c’est impossible sur le plan intellectuel… même quand c’est impossible sur le plan émotionnel. »

Sur le plan intellectuel, cela voudrait dire que l’intelligence est dépassée pour choisir. Sur le plan émotionnel, cela voudrait dire, que quelque soit la décision, il resterait une dimension d’injustice flagrante.
Face à tout cela, « décider », ce serait « être dieu », ou plus exactement, faire l’expérience de la déité ( !).
Et si plus simplement, c’était une occasion unique d’être un Homme. C’est à dire une occasion de sortir du cocon de notre état d’enfant, prendre une décision en sachant que nous prenons le risque d’être injuste, de toutes façons !

Ce qui n’est pas juste, c’est de ne pas décider sur des sujets qui nous concernent. D’ailleurs, notre corps nous fait payer cher nos absences de décision. Les médecins identifient de plus en plus la relation entre beaucoup de maladies et l’indécision (lire David Servan Schreiber « Guérir » ou Guy Corneau « La guérison du cœur »). L’absence de décision pourrait être le refus de faire l’expérience de la déité, le refus d’être un homme, le refus d’assumer l’injustice avec compassion (!).

Pourquoi intituler cette rubrique « être dieu » ? Parce que prendre une décision qui nous dépasse mérite peut-être de s’appeler « transcender ». Transcender, ça doit être quelque chose comme passer à travers… passer à travers l’intelligence, passer à travers l’émotion. C’est comme franchir un voile, le voile de notre misérable vie, tant nous restons dans l’état d’enfance. En passant à travers, il est possible que nous passions à travers la condition esclave de l’homme… pour accéder à une autre dimension. Je propose d’appeler cette nouvelle dimension « être dieu », mais cela peut se nommer autrement, prendre une dimension cosmique ou exercer une dimension supérieure… peu importe le nom qu’on lui donne. De toutes façons, ce n’est pas une affaire de religion [1].

Si cette approche a des accents trop spirituels, appelons cela de l’héroïsme. En tout cas, c’est aller au-delà de l’homme ordinaire ! ! ! Sacrée aventure, non ? (décidément, le sacré revient d’une manière ou d’une autre ! ! !)

[1] Qui peut être un bon véhicule ou un frein, selon…

– Avez-vous observé des personnes de votre entourage qui ont pris une décision qui pour une part était injuste. Cependant, c’était la bonne ( ?) décision.

– Avez-vous déjà du prendre des décisions, dont vous saviez qu’elles portaient leur part d’injustice et cependant, vous l’avez prise sans vous plaindre, sans vous justifier, en acceptant (héroïque) le jugement des autres ?

– Avez-vous bloqué une décision car elle portait une part d’injustice ?

Partagez vos vécus dans la zone commentaire – un grand merci.

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Christian Becquereau | 24 mai 2008

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