Son premier admirateur

Même si sa carrière fut trop courte, beaucoup de spécialistes considèrent Ayrton Senna comme l’un des plus grands pilotes de formule I. Souvent, derrière ceux qui réussissent, se cache un premier admirateur.
Son père ne ratait aucune des courses du jeune Ayrton, alors pilote de karting. Il était déjà exceptionnel sous la pluie. Mais ce jour-là, en fin de course, une erreur grossière le fait quitter la piste et le prive d’être classé. Son père quitta discrètement le circuit.
Ayrton rentra chez lui, honteux à l’idée que son père ait pu voir… Mais son père s’enquiert de la fin de course, prétextant qu’il avait dû partir avant la fin pour assurer un rendez-vous.
Ayrton n’a jamais su que son père avait vu…

Stephen King, auteur de romans d’horreur au fabuleux succès, fait sa promenade quotidienne le long de la route. Une camionnette le fauche de plein fouet. Il mettra plus d’une année de convalescence à se rétablir. Durant cette période, il écrit un livre particulier dans son oeuvre : « écrire, mémoire d’un métier ». Ce livre, en partie biographique, raconte son rapport à l’écriture depuis sa jeunesse jusqu’à ses grands succès. La deuxième partie est un précieux recueil de recommandations pour tous ceux qui aiment écrire.
Il précise que sa femme Tabitha est son premier lecteur. Il ne lui donne un manuscrit à lire qu’une fois celui-ci abouti. Stephen observe alors sa femme tout le temps de sa lecture pour guetter ses réactions selon les passages.

J’ai adopté ce principe auprès d’une personne qui a une attitude similaire à celle du père d’Ayrton Senna vis-à-vis de ce que j’écris. A l’idée d’avoir un retour sur mon texte à peine écrit me donne d’autant plus l’envie d’écrire. C’est un fantastique moteur de passage à l’action. Le passage à l’action n’est plus un effort.
Mais aussi, pendant que j’écris, j’ai une certaine distanciation. Je n’écris pas vraiment pour mon premier lecteur cependant, c’est comme si j’essayais d’imaginais, à chaque moment, comment mon premier admirateur réagirait (?) Le résultat de mon écriture est toujours d’un niveau plus élevé.
Ce premier admirateur est peut-être ce que les artistes nomment leur Muse (?) Pour beaucoup d’artistes, on peut remarquer des variations de niveau dans leur œuvre selon leur relation avec leur muse ! ! !

Quand je suis coach, je suis amené à travailler sur le niveau de « confiance en soi » de mon client. Identifier dans son entourage un « premier admirateur » dans son domaine de compétence, c’est se doter d’un fantastique moteur d’énergie pour entreprendre plus facilement des challenges qui nous auraient paru insurmontables. Cette admiration contribue directement au renforcement de notre niveau de « confiance en soi ». Ce niveau de « confiance en soi » élargit notre potentiel et les résultats sont toujours supérieurs. Magique !

 

ET VOUS ?

Avez-vous un admirateur/trice ? il peut s’agir de quelqu’un du même sexe ?

Comment l’encouragez-vous votre muse à continuer à l’être ?

Exprimez-vous chaque jour votre reconnaissance (ou le plus souvent possible) d’avoir votre muse ?

Partagez vos réponses avec d’autres managers dans la zone commentaire – MERCI pour eux.

je vous répondrai.

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Christian Becquereau | 15 novembre 2008

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